Synapse

Une vague idée de plaisir surgit à l'embouchure d'une nerf, remonte le long d'un chemin étroit et vient se loger dans l'encoignure d'un neurone asphyxié par l'air vicié des inimaginables images immatures.
Ne nous méprenons pas sur le sens de l'indicible qui virevolte au grès des préjugés sur le désir d'un être aux ailes écorchées.
L'amour n'entend que l'inouïe murmure d'un songe ancien perdu dans une sphère aux couleurs chaudes. Fut-il perceptible et sauvage. Fut-il docile et absent.
Il ne survivra pas plus que le temps d'un souffle amer posé sur ses lèvres.
Laissant au dedans la trace inachevée d'un infini rabougri, comme une poussière dans l'œil que l'on s'efforce de retirer. N'y aura-t'il donc point de retour à ce chemin cosmogonique qui déverse hoquetant ses larmes noires ?
Le temps recule où avance l'esprit libéré d'une blessure mille fois subie, mille fois refusée. Apaiser la brûlure du vide éternel des âmes solitaires errantes près d'un synapse oublié.
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